Penya Barcelonista de Lisboa

dimarts, de setembre 14, 2010

Le rachat du Barça


Le rachat du Barça

Deux minutes. Deux petites minutes exactement, le public du Camp Nou a cru à une mauvaise blague. Cru que son équipe, trois jours après l'humiliation infligée en Championnat par le promu, Alicante, à la maison (0-2), allait lui resservir la même soupe à la grimace. 21h05 : Sydney Govou ouvrait la marque, bien servi par Djibril Cissé, mal marqué par Eric Abidal, sur la première action d'un Panathinaïkos jusqu'alors étouffé par les chevauchées espagnoles. 21h07 : à la réception d'une ouverture de Xavi, Leo Messi remettait tout le monde d'accord. Deux minutes, et puis basta : le Barça se mettait à l'endroit, pour dominer son adversaire dans les grandes largeurs (5-1), histoire de se lancer comme il fallait dans cette poule D assez déplumée.

Cette opération rachat, orchestrée pour effacer le fameux « Trompazo » du week-end, ne fut guère difficile à mener, tant le scénario de la soirée tint en deux mots : attaque-défense. Et à ce jeu-là, avec Pedro, Villa, Messi en perpétuel mouvement, rien à faire, le Barça est bien le plus fort. Bien élevés, les Grecs n'ont donc pas fait beaucoup de misères à leurs hôtes. En retard sur le porteur du ballon, peu agressifs, passifs défensivement, Jean-Alain Boumsong et les siens ont gentiment regardé fonctionner la machine barcelonaise, dès le coup de sifflet inaugural. David Villa sur corner (33e), puis Leo Messi en trois touches de balle avec Xavi et Pedro (45e), les ont pris à défaut avant la pause.

L'ouverture du score de Sydney Govou tenait déjà du miracle, la petitesse de la marque à la mi-temps (3-1) tout autant. Au retour des vestiaires, le Pana' obtint même un sursis, quand Leo Messi prenait trop de temps pour tirer un penalty que Tzorvas repoussait (55e). L'Argentin était déjà devenu, avec ses 26e et 27e réalisations, le meilleur buteur du club en Ligue des champions. Bon pote, il fit tout le boulot pour que Pedro mette sa pierre à l'édifice (78e) de près, puis Dani Alves (90e+4). Avec un Djibril Cissé esseulé en pointe, et un Sydney Govou, par la force des choses, monopolisé par ses devoirs défensifs, le Panathinaïkos n'a pas su rétorquer à la furia barcelonaise. Une furia délicieusement rassurante pour Pep Guardiola, au spectacle sur son banc. Car samedi, en Championnat, l'arrière-garde adverse ne devrait pas se montrer aussi conciliante. Une place de leader, quand on s'appelle l'Atletico Madrid, ça se défend.